DIANE 35: une nouvelle défaillance du système de sécurité sanitaire

L’agence du médicament confirme quatre décès et peut être 7 liées à la pilule Diane 35. Le directeur de l'Agence du médicament doit donner un avis ou peut être une décision, très rapidement, concernant l'emploi de ce médicament contre l'acné détourné en pilule contraceptive.

On apprend ce matin dans les médias que le directeur de l’Agence du Médicament (ANSM) Dominique Maraninchi a déclaré lundi qu’il fallait «arrêter» d’utiliser le Diane 35, traitement contre l’acné, comme contraceptif. Maraninchi a confirmé par ailleurs que des «décisions seraient prises dans la semaine» concernant le Diane 35 en tant que traitement contre l’acné, compte tenu de son profil de risque (thromboses pouvant déboucher sur des embolies pulmonaires).

L’agence nationale du médicament fait état sur ces 25 dernières années de quatre décès «imputables à une thrombose veineuse liée à Diane 35», un traitement contre l’acné mais à l’usage détourné comme contraceptif oral et utilisé par 315 000 femmes.

En effet, ce médicament n’a jamais disposée d’une autorisation pour être utilisé comme contraceptif !

Il paraît invraisemblable que l’Agence National de Sécurité du médicament et des produits de santé est laissé faire depuis 25 ans !

D’autant, que le Laboratoire BAYER n’avait pas formulé de demande d’enregistrement du diane 35 comme contraceptif.

Il y a lieu de s’interroger perpétuellement sur les contrôles qualités, sur les conditions d’autorisation de mise sur le marché, de l’information des laboratoires, de la pression de ces derniers sur les médecins, du suivi sanitaire de ces médicaments, et surtout sur les recherches, les études, faites en amont par ces laboratoires.

On peut également s’interroger sur l’appréciation du fameux : bénéfices/risques ? Mais aussi le célèbre Principe de précaution ?

En tout état de cause, la responsabilité de l’Agence du Médicament paraît indiscutable !!